Les 4 tendances majeures de 2026
- Laura Bernard
- 23 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 janv.
L'Ère des "AI-Native Platforms"
Gartner et d'autres analystes identifient 2026 comme l'année des plateformes de développement "AI-Native".
Le changement : on ne construit plus seulement des applications avec de l'IA, mais on utilise des plateformes où l'IA gère l'orchestration.
Impact DevOps : l'émergence d'Agents DevOps autonomes capables de diagnostiquer une panne Kubernetes, de proposer un correctif Terraform ou de réécrire une pipeline CI/CD défaillante sans intervention humaine initiale.
FinOps 2.0 : coûts de l'IA
Avec le déplacement massif des entraînements de modèles vers le cloud, la facture cloud explose.
Tendance : le FinOps ne se limite plus à "éteindre les VM inutilisées". En ce début 2026, la priorité est l'optimisation granulaire des GPU. Les outils émergents permettent désormais de faire du time-slicing de GPU plus efficacement pour partager une carte A100/H100 entre plusieurs microservices.
Cybersécurité "préemptive"
Face à des attaques générées par IA, la défense devient proactive.
Nouveauté : les solutions de sécurité Cloud Native (CNAPP) intègrent désormais des capacités de détection prédictive. Au lieu de signaler une vulnérabilité, l'outil prédit quel chemin d'attaque un agent IA adverse est susceptible d'emprunter dans votre cluster Kubernetes et applique des politiques de réseau (Network Policies) préventives.
Le retour du "On-Prem" (repatriation) pour l'IA
Si le cloud public reste roi, janvier 2026 marque un point de bascule pour les infrastructures critiques. La tendance est au rapatriement ("repatriation") des charges de travail d'IA : pour gagner en latence et garantir la confidentialité, les entreprises déploient désormais leurs clusters Kubernetes et LLMs privés directement sur site (bare-metal) ou en Edge, coupant le cordon avec les clouds publics pour leurs données les plus sensibles.
Ce mouvement s'inscrit dans une logique plus large de "géopatriation", visant à réduire la dépendance technologique. En France, cette souveraineté opérationnelle entre dans une nouvelle ère. Avec l'obtention du visa SecNumCloud 3.2 par S3NS (l'alliance Thales-Google), la technologie hyperscale de Google devient officiellement accessible sous le plus haut niveau de sécurité. Face à ce précédent historique, la pression s'accentue sur Microsoft (dont l'offre Bleu est en phase finale) et AWS pour riposter avec des garanties équivalentes. Désormais, le dilemme des DSI se complexifie : choisir l'hyperscale certifié (S3NS), les acteurs souverains historiques (OVHcloud, Outscale), ou opérer un retour stratégique au matériel sur site pour une maîtrise totale.
Auteur : Fedir Rykhtik
Sources :